Concerts

Newsletter CCV

 

Puisqu'on en fabrique encore

Sufjan Stevens

Sufjan Stevens : « The age of Adz ». Un poil boursouflé et usant sur la longueur, mais régulièrement impressionnant, à l’instar du morceau titre. Ça suinte le malaise, on y réfléchit à deux fois avant de se l’enquiller… En ces temps d’hédonisme forcené, ça vaut de l’or.

 

 

Bertrand Belin : « HyBertrand Belinpernuit ». J’y suis allé à reculons, un peu sceptique devant la sécheresse apparente de la chose à la première écoute, tant le côté chatoyant de sa précédente « Perdue » m’avait conquis. « Quel con », m’exclamai-je à la seconde écoute, non en direction du beau Bertrand évidemment, mais  de moi-même, qui n’avais pas su reconnaître dans l’instant la beauté rustique de l’opus. Grand beau disque du coin, qui donne encore un peu envie d’y croire, au coin.

louCelui de Lou, « Et après, on verra », aussi. C’est un album court et neurasthénique, d’une seule humeur, chanté d’une voix douce et lasse. Pareil, à la première écoute, resté sous le charme de son précédent effort, c’est le mot, cinq ans déjà, j’attendais autre chose, monts et merveilles. J’avais oublié que plaines et merveilles, ça marchait aussi. En écoutant le disque avant finalisation, je lui avais dit, du haut de ma science infuse, que ça manquait selon moi d’un peu de sel, qu’on frisait l’emmerdement. Elle m’a laconiquement répondu qu’elle n’avait rien contre. J’ai cru à une défense, mais non, c’était plus subtil que ça : ça voulait dire qu’elle acceptait d’en prendre le risque mais qu’elle ne dévierait pas d’un pouce. Elle a bien eu raison.

Jérôme MinièreToujours en francophone, mais venu d’outre-atlantique, from Montreal, Jérôme Minière a eu l’obligeance de me faire parvenir son excellent « Le vrai le faux », assez électro et doté d’une production plus mafflue que de coutume, et qui lui va très bien. Son songwriting est toujours aussi pertinent et affuté, pas de signe de fatigue à l’horizon, et il est vraiment regrettable qu’il ne soit pas diffusé par ici, il n’est pas si éloigné d’un Stromae par exemple, et pourrait tout à fait faire un hit par surprise si seulement… La chanson titre pourrait aisément faire le bonheur de certaines radios. Bon, en attendant, ça peut se commander via le net, faute de mieux.

Arnaud Fleurent DidierOn en a beaucoup parlé en des termes dithyrambiques çà et là, et c’est mérité. « La reproduction » d’Arnaud Fleurent-Didier fait finalement partie des disques qui me restent cette année. Je dis « finalement » parce que mes réserves (des arrangements parfois très grande variète ’70, pas mon rayon) sont tombées au fil des écoutes, avec des morceaux comme « Ne sois pas trop exigeant », personnels et touchants.  Je l’ai réécouté hier, et la force de certaines compos et de l’interprétation m’a sauté aux oreilles. Je l’ai déjà dit à maintes reprises, parfois, je suis lent.

School of Seven BellsDe la musique de jeunes pour les vieux, maintenant : les shoegazers de School of Seven Bells, et leur « Disconnect from desire » : de l’indie électro lisse qui vise le mainstream, du Lush au bifidus, dont l’exubérance mélodique m’aveugle. C’est astiqué jusqu’au dernier bouton de guêtre, d’un manque de naturel édifiant, mais voilà, ça m’attrape-couillonne direct, sans passer par la case suspicion.

Blonde redheadDans le genre, en plus finaud, j’ai aussi beaucoup aimé le décrié « Penny Sparkle » de Blonde Redhead, son beau son vaporeux, l’ouate sonore dans laquelle il plonge. Il faut juste passer les quatre premiers morceaux, curieusement les plus faibles, et se laisser porter par les autres.  Sur scène, c’était bien aussi, quels superbes musiciens, le batteur, mon dieu, le batteur, et cette tranquille obstination à ne pas concéder un pouce de terrain aux moult crétins de l’assistance  réclamant les vieux trucs noise…

Wildbirds and peacedrumsAu rayon des bizarreries, l’album de Wildbirds and Peacedrums,  à base de voix lead, chœurs, batterie et vibraphone, une formule osée et qui tient la route sur la longueur, une démarche qui n’est pas sans évoquer les Creatures de Siouxie et son batteur Budgie. Par instants, la voix rappelle également celle de Shara Worden (My Brightest Diamond),  ce qui me fait instantanément poser genou à terre. Beau et flottant et inspiré.

 

 

RT @lesinrocks: Dominique A frappera deux fois en 2018 https://t.co/fl2TC6Z6hT https://t.co/cyOEDSaulP
RT @popnews: C'est toujours un plaisir de retrouver Dominique A, et en plus pour deux disques en 2018 ! https://t.co/waWAgNM7Zj @WagramDigi
Rendez-vous le 24 mars à @lasirene17 de La Rochelle pour le coup d’envoi de la tournée de Dominique A. Plus de 20 d… https://t.co/ZKEvqA6GoM
© 2017 - Comment Certains Vivent