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Puisqu'on en fabrique encore

 

Cours LapinDe façon plus anecdotique, un curieux objet, celui de Cours, Lapin, un groupe suédois qui a la bizarre lubie de chanter en français, de cuisine (il est question à un moment du son des escargots…). Sur la durée, les nerfs sont mis un peu à rude épreuve, confère une voix féminine un rien trop riche en glucose, mais à doses homéopathiques, les ritournelles du Lapin sont bien tournées.

 

springsteen« The promise » du Boss, inédits de parfois haute facture qui m’ont fait me replonger dans « Darkness on the edge of town », et redécouvrir les inamovibles « Badlands », « Adam raised a Cain » et surtout, ô splendeur, « Candy’s room », une des 100 plus belles chansons de tout l’étang. Marrant, faites le test de soumettre certains titres à une oreille novice en springsteenie, et elle vous répondra Arcade Fire à l’écoute de certains titres. Très bien, d’ailleurs le Arcade Fire (désolé, Yvan…), surtout « The Suburbs », grande chanson.

motorsEnfin, une compilation qui vaut son pesant de cacahouètes, celle du label Motors, qui connût son heure de gloire dans les années 70, avec le Christophe des Mots Bleus et du Beau Bizarre, le Jarre d’Oxygène, quelques Lavilliers… Cette triple compil vaut surtout pour l’exhumation de perles oubliées telles celles de Louis Deprestige ou Léonie. Musicalement, il y a souvent un petit côté glam à la française, incarné par Alain Kan notamment, ça a beaucoup de charme, celui du truc un peu à la ramasse, avec des sons « modernes » d’époque, donc hype aujourd’hui, de façon prévisible, propres à affoler les overbranchés de Teknikart (entre eux et moi, une belle et longue histoire d’amour).

somewhereEn parlant de branchouille, hors sujet, mais comme j’en sors, je ne résiste pas au plaisir de déverser mon fiel sur le « Somewhere » de Sofia Coppola. On m’y a traîné. J’avais déjà relativement détesté « Lost in translation », que j’avais trouvé creux au possible, par instants très condescendant vis-à-vis des japonais, un cinéma de petite fille gâtée, insupportable. « Somewhere », inexplicablement couronné à Venise, consommation de psychotropes du jury exceptée, va plus loin : rien, mais alors vraiment rien à dire, un grand catalogue du vide consistant à enquiller quelques vagues séquences dans des décors jet set, et à déballer sa playlist indé. Le pompon, entre deux séquences « caustiques » sur la bêtise des médias et la stupidité des journalistes (wow, trop bien vu), ce sont les séquences émotion : autant demander à un numéro de Vanity Fair de nous faire chialer (ou alors oui, mais de dépit).  Jusqu’à quand cette supercherie ?

Coffret CiveyracTiens, pour me purifier, je vais ce soir visionner un des films de Jean-Paul Civeyrac, tiré de son coffret dvd rétrospectif. Civeyrac est un cinéaste français encore confidentiel, malgré  9 longs métrages à son actif, dont le dernier, « Deux filles en noir », sorti cette année, portrait croisé d’adolescentes suicidaires (non, rien à voir avec « The Virgin Suicides », on ne m’a pas comme ça, les amis), m’a assez emballé. Son cinéma est très particulier, d’une grande fluidité dans la mise en scène, et assez obsessionnel dans ses thèmes ; les personnages y conversent souvent avec des proches disparus, les morts n’y lâchent pas les vivants. On peut parfois être agacé par une certaine affectation dans le jeu ou les dialogues (affectation à laquelle échappe « Deux filles en noir »), mais ça n’hypothèque pas le charme de ce cinéma finalement assez âpre sous la douceur apparente de ses plans.

Je m’en tiendrai là pour aujourd’hui. Bonne année à toutes et à tous.

Dominique.

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