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Jean-Philippe PeyraudJean-Philippe Peyraud : Les hauts quartiers de peine

La raison de votre choix ? Dés la première écoute, Les hauts quartiers de peine est devenu une des dix chansons françaises incontournables de ma discothèque. C’est quasi inexplicable, comme un coup de foudre. Lorsque le projet d’illustrer les chansons de Dominique A s’est mis en place, il était tout à fait impensable que je choisisse un autre morceau. Même si, au final, je suis resté trop « illustratif ». Sûrement parce qu’il évoque chez moi des choses très personnelles. Le spleen, la mélancolie, quelque soit le nom qu’on lui donne, est une émotion difficile à traduire en dessin- encore pire en bande dessinée !-. En disant ça, je me rends compte que Les hauts quartiers de peine est peut-être une sorte de » modèle étalon «  musical à mon travail en bande dessinée. Un peu comme peuvent l’être les nouvelles de Raymond Carver en littérature ou le cinéma de Claude Sautet.
Quel lien peut-on faire entre votre travail et celui de Dominique A ?
Ouch ! Je suis bien incapable de répondre à cette question. Une certaine fragilité et la stylisation, peut-être ?
Quelle est votre couverture préférée de sa discographie et pour quelle raison ? Remué. Mes premiers émois discographiques (les années 80) ont également été graphiques, avec les pochettes de Peter Saville, par exemple. J’ai beaucoup de mal avec cette vieille habitude française de mettre la tronche de l’artiste sur la pochette.
Si vous l'avez déjà vu en live, racontez nous votre premier concert de Dominique A. En 1995 au Théâtre de la Ville à Paris. Sûrement un de mes premiers concerts assis ! J’y ai compris qu’une nouvelle génération avait enfin réussi le lien entre chanson française et rock. Le set était composé en deux parties, la première avec un groupe et la suivante où Dominique A était seul en scène. La densité d’énergie et d’émotion lors de cette soirée était telle que j’en ai encore des frissons en y repensant. Aucune captation ne peut rendre ça. Et c’est tant mieux. Cerise sur le gâteau, à la fin du concert le public s’est vu offrir un single de Le twenty two bar.
Présentation de votre travail (actu, sorties, projets, etc) ? Le tome 2 de la série Le désespoir du singe, Le désert d’épaves, que je scénarise pour mon copain Alfred aux éditions Delcourt, est en librairie depuis le début novembre. Fin janvier 2008 sort Quand j’étais star chez Casterman. C’est un recueil de 24 nouvelles d’auto fiction de Marc Villard (initialement sorties à L’atalante) adaptées en bande dessinée. Je travaille actuellement à l’adaptation d’une nouvelle inédite de Philippe Djian, Mise en bouche, pour les éditions Futuropolis. Sortie prévue courant 2008.


 

CécilCécil : Pères

La raison de votre choix ? Tout d'abord le titre "pères" se trouve dans l'album "Remué" , qui est mon préféré. La première fois que j'ai entendu ce titre,  je m'étais volontairement coupé de mon propre père ; à la même période  je devais affronter les aléas de la séparation et du statut de père célibataire. Plus l'écoute du morceau avançait plus il m'envahissait littéralement, par écho à ma propre vie. Indirectement ce texte m'a beaucoup appris sur mon propre père et les images évoquées  ne m'ont plus jamais quitté.
Quel lien peut-on faire entre votre travail et celui de Dominique A ? Même si à première vue mes bandes-dessinées s'apparentent à la BD d'aventure, j'essaie surtout de raconter l'âme des personnages que je représente, d'en faire des hommes... c'est en ce sens que je me sens "lié"parfois à l'esprit des textes et musiques de Dominique A, par ce côté profondément humain. Enfin,  j'écoute énormément de musique lorsque je travaille, au gré de mes humeurs, selon ce que je cherche à exprimer et ses albums m'accompagnent et m'ont accompagné souvent sur ce chemin.
Quelle est votre couverture préférée de sa discographie et pour quelle raison ? J
'aime celle de "la fossette" ...
Parce qu'elle se passe du titre et l'illustre en même temps
Parce qu'elle conjugue le direct et l'ambigu
Pour le caractère  trouble de cette photo
Le côté éthéré qui confine à l'angélisme
Parce que noir et blanc s'y mêlent sans trancher
Et pour la touche d'humour...
Enfin, de façon plus pragmatique, parce qu'à l'époque, le petit tirage de l'album le rendait difficile à obtenir et que j'ai mis du temps à me le procurer après en avoir eu le coup de foudre !
Si vous l'avez déjà vu en live, racontez nous votre premier concert de Dominique A.
C'était il y 15 ans à Bordeaux au Jimmy, un bar rock très connu avec une scène et une salle minuscules, nous étions à peine plus de vingt et la plupart ne savaient pas vraiment qui ils allaient voir (ou du moins je me plaisais à le croire). J'avais déjà l'album, qui tournait en boucle lorsque je dessinais. Ce concert à été pour moi un grand moment d'émotion. Je l'ai vécu en "découvreur", avec la satisfaction égoïste de l' aficionado au milieu d'un petit public de curieux.
Présentation de votre travail (actu, sorties, projets, etc) ? Je travaille actuellement sur le tome 3 de ma série "le réseau bombyce" aux Humanoïdes associés et sur la suite de mon tome 1 de Holmes aux éditions Futuropolis.

RT @sochaux_lapin: Billets déjà pris pour 2018 : A pour Dominique A, B pour @bellesglasgow et @phoebe_bridgers 😀 https://t.co/UdScfgKvaU
RT @BELMONTBOOKINGS: On April 15th @MrAdrianCrowley is opening a special sold out show of Dominique A. @CCertainsVivent at magnifique Cité…
Vivement Dimanche
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