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Pour un petit tour


Caen, le Big Band Café, vendredi 20 octobre (environ 350 personnes) :
Bonne casquette. « Dans un camion », ce matin, je n’enlèverais pas une virgule. Le Big Band Café, on avait débuté ici la tournée de « Tout sera comme avant », bon souvenir ; « Music Hall » avait germé là, dans l’hôtel de Ouistreham, précisément, sorte de manoir hélas aujourd’hui complet, ce qui nous épargnera une virée dispendieuse au Casino. Une petite fille s’immisce timidement durant la balance, sa mère lui donne la main et m’explique qu’elle demande toujours à m’écouter en voiture ; je fais des photos avec elle, que pensera t-elle plus tard en les regardant ? Concert difficile, des gens blablatent à cœur joie sur les morceaux calmes, ça nous fout un peu dedans ; un gars, notamment, à deux doigts de descendre dans la fosse pour le faire décaniller. Après-concert plus serein, les « derniers » verres se succèdent avec Arman Méliès et sa petite équipe (ils sont trois), et les gens adorables du club, on bave un peu sur tout le monde, tout va bien.


Nantes, l’Olympic, samedi 21 octobre (environ 700 personnes) :
Date redoutée, évidemment, dans le quartier où je vivais jadis. Arrivée sous la flotte, pas bien frais encore, mais heureux de remettre les pieds dans cette salle, presque ému à vrai dire ; des images de l’enregistrement de « Remué » me reviennent, on avait commencé là le boulot avec Dominique, dans le bar du bas, une semaine durant, à dégrossir. Le Coq ouvre, et on passe, comme un ami me le souffle, du coq à l’âne. Autant l’avant dernier concert nantais, il y a deux ans dans une salle située au beau milieu d’un parking Leclerc, nous avait laissé un sale goût, autant ce soir c’est Byzance. Des nantais comme je ne les ai jamais vus, déchaînés, et nous à la hauteur, galvanisés par l’accueil. Pas près de l’oublier, celui là. Trois jours de pause, pour la peine, à musarder avec ma douce dans les rues de Nantes, que je redécouvre, elle a changé un peu la belle endormie, en bien, ou suis-je encore sous le charme du concert ? Vu un film de Gérard Blain, « Le rebelle » (1980), au Cinématographe, très fort, très daté (tout semble si vieillot, les lieux, les fringues, les objets, les mots), mais très fort. Le film, l’histoire assez dostïevskienne d’un jeune prolo rétif à toute autorité, seul avec sa petite sœur, et que cette société pourrie conduira au meurtre, me poursuit quelques jours. 


Liévin, salle Arc en Ciel, festival « Le sixième son », mercredi 25 octobre (environ 350 personnes) :
Nantes avait donc un prix. Ça fait toujours ça : après une date baraka, une date cata. Claire Diterzi, qui ouvre (très bien d’ailleurs, le peu que j’ai pu en voir), me prévient : « Sur scène, c’est spécial, le son est hyper mat ». Merci, Claire. Et effectivement, rien ne porte, le son ne se diffuse pas sur scène, chacun est isolé dans sa bulle sonore, à pédaler dans la semoule. Du coup, le public, bien assis, est figé. On écourte le supplice. Il n’en faudrait pas trop des comme ça.


Amiens, théâtre de la Renaissance, jeudi 26 octobre (entre 500 et 700 personnes, à vu de nez) :
Chanson du jour dans le camion : « On est vieux, on est vieux / On va mourir malheureux / On va mourir oubliés / Personne pour nous enterrer ». Je lis le mémoire bien foutu sur la chanson française que m’a remis hier David, le programmateur de Liévin (gros fan de Marquis de Sade ; Daniel en a été pour une séance de dédicaces sur de vieux vinyles, dont certains qu’il n’avait pas lui-même), et pour lequel il m’avait cuisiné il y a deux trois ans. Le théâtre de la Renaissance est une salle qui fleure bon les années 60, et le meeting coco. C’est la très aimable équipe de la Lune des Pirates, le fameux club des bords de Somme, 20 ans d’âge, toujours autant de cachet, qui organisent ; ils me proposent d’ailleurs de faire la préface de leur futur bouquin anniversaire et rétrospectif, via Aurélie Zarka, une jeune femme qui m’offre son premier roman, « A ton image » (éditions Farrago), un très curieux et bon roman en deux volets, avec une langue originale, sur l’absence et d’un père, et d’une mère. Bon concert de rattrapage à part ça, ça requinque.


Nevers, chapiteau, festival « Nevers à vif », 20ème édition, vendredi 27 octobre (de 500 à 700 personnes, à vu de nez) :
Nevers à vif, festival rock avec, entre autres aujourd’hui Troy Von Balthazar, Mansfield. Tya, I love you but i’ve chosen darkness, et les Wampas. Sous chapiteau, après les texans d’I love you… (comme Mogwai, son du feu de dieu sur le rebord de scène, et devant, horrible, du crève tympans), on y va ; gros son rock, bon concert très énergique. On traîne, on boit, on taille une bavette avec des gens sympathiques, et on chante Lavilliers et Nicoletta avec les Mansfield. Tya jusqu’à 4 heures du matin, usant la patience des bénévoles encore debout, et qui songent probablement aux jours de festival à venir. Puis on regagne, les nerfs plus morts qu’à vif, notre hôtel en zone industrielle, comme souvent, vaguement déguisés, avec des frusques laissées par les Wampas. De Nevers, nous n’aurons vu que la Z.I., comme souvent.


Tulle, Boulodrome Ian Curtis, festival « O’les chœurs », samedi 28 octobre (1000 à 1200 personnes) :
Tulle, Corrèze. Boulodrome Ian Curtis. BOULODROME IAN CURTIS !!!!!! C’est magnifique. Légion d’honneur, minimum, pour qui a eu l’idée. Ça motive, en tout cas, même dans l’état où on est (je sais, tout ça n’est qu’une longue litanie sur l’alcool et la fatigue, mais vous verrez, vous n’êtes pas au bout de vos peines, et nous non plus à l’heure où j’écris ces lignes…). Le boulodrome est au bord de l’eau, il fait une température inhabituelle pour la saison de 20° C, et le soleil brille. David, le clavier, va chercher des champignons, en forêt. Je retrouve avec plaisir Fabrice Ponthier, que je connais depuis mes débuts, et qui organise chaque année le festival de Sédière, dans un des plus beaux cadres qui soit. Il me propose une carte blanche, pour l’édition 2008. Tout est calme, doux et reposant. Plus que le soir où, après OMR (très bons, d’après Mellano, moi, pas vus, comme d’hab, pas très friand de regarder des concerts avant de jouer), et avant les Malibu Stacy (très bons, d’après Tesch, technicien retours, moi, pas vus, comme d’hab, plutôt partisan de boire un coup dans les loges après avoir joué), nous donnons un concert à nouveau bien rock (faudra voir à revenir à quelque chose d’un peu plus fin sur les prochaines dates), face à un public réceptif bien que venu principalement pour Olivia Ruiz. Et après, mon dieu, eh bien, après tout recommence, certains verront même l’aube se lever. Retour horrible, forcément.

Rendez-vous le 24 mars à @lasirene17 de La Rochelle pour le coup d’envoi de la tournée de Dominique A. Plus de 20 d… https://t.co/ZKEvqA6GoM
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Dominique A en tournée ce printemps, dans la foulée de la sortie de l’album « Toute Latitude ». #joiehttps://t.co/ImQuyPTfpN
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Double actualité en 2018 pour Dominique A avec la sortie le 9 mars de Toute Latitude (enregistré en groupe), suivi… https://t.co/yDLXhmjieX
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