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TV On The Radio, pour le son,
inédit (du gospel noise, quand même...),
ça me fait penser dans l’esprit à
Long Fin killie, belle cause perdue des années
’90 (magnifique « Houdini »
le premier album), voix noire sur rythmique blanche.
Jesse Sykes and the Sweet Hereafter
: Oh My Girl, parce que le titre est
d’une simplicité affolante, ça
m'affole toujours cette simplicité là,
désarmante, ce "oh" ouvert et
doux, parce que c'est beau quand une telle voix
de femme lasse chante "oh my girl" sur
une petite montée de trois notes légèrement
sur le ton de la supplication, et qu'il y d'autres
très bonnes choses sur ce disque, même
sil faudrait que l'alter ego de la chanteuse remballe
sa guitare cow boy à chaque espace hors
chant, cherchant méchamment à tirer
la couverture à lui, ça n'est pas
bien de faire ça à son amoureuse.
John Greaves and Elise Caron
: Chansons, parce que la voix d'Elise, si bien
placée, si pointue, est une source d'irritation
qui ne manque pas de ravir sur la longueur, ça
fait ça des fois, et que la formule piano-acordeon-clarinette
– voix pointue sied parfaitement aux chansons
très souples et musicales, avec des réminiscences
de Satie, d'Astor Piazolla et du Michel Legrand
des "Parapluies".
Franck Monnet : Au Grand Jour,
parce que c'est compliqué là encore,
on va finir par croire que j'aime ça, il
y a matière à sévère
agacement, avec cette voix qui s'autorise pas
mal d'écarts, avançant sur des terrains
limite-limite, et cependant, cependant, j'y entends
une distance qui me plait bien, et tout n'y est
pas compensé par du doux-amer, de l'ironie
à deux euros; il y a des textes suffisamment
énigmatiques, comme écrits par-dessus
la jambe mais "comme il faut", parce
que certaines chansons réclament cette
désinvolture, et quelques mélodies
et idées d'arrangements sont suffisamment
addictifs pour avoir envie d'y revenir, une, deux
puis quinze fois.
Tinariwen, parce que le blues
touareg est un des plus beaux blues contemporains
qui soit, avec celui d'Ali Farka Touré,
malien lui aussi.
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