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Pour en finir avec l'aigreur, retouchons
deux mots des "Oranges Amères" d'Enrico
Macias, que j'ai acheté finalement. Je confirme
la chanson éponyme est très bonne, et
le disque itou, arabisant sans kitscherie, avec quelques
mélodies addictives, les meilleures étant
signées, je prends mon souffle, Art Mengo.
Mon top 1 du mois (par le plus grand des hasards,
en passant, ça va faire plaisir aux Oslo, j'ai
repéré sur un de ses vieux album une
chanson intitulée "les yeux de l'Amour").
Parmi les acquisitions notables, tout frais sorti,
le disque de Dorine Muraille chez Fat
Cat est assez recommandable, je trouve, c'est
assez mystérieux, cette espèce de puzzle
électronique impressionniste, aquatique et
tintinnabulant, avec ses sons de gamelan trafiqués
(comment fait-on, cette musique là, avec quelles
mains, quelles oreilles ?), qui met parfois les nerfs
à l'épreuve ; mais l'épreuve
est bienvenue. Je n'ai pas échappé à
la hypounette Emilie
Simon et là encore, c'est un cas, inédit.
Le genre agaçant auquel on revient, avec des
textes vides et voix intenable, oui, mais elle a beau
surminauder, ça laisse le sentiment qu'elle
ne cherche pas à le faire, comme une minauderie
absente. Au final, ses mélodies sont souvent
touchantes ( un petit côté Michel Legrand
de chez Demy, bon point), avec des rythmiques originales,
des arrangements régulièrement épatants,
qui ne sont pas sans rappeler non plus les islandais
de Mum, par moments. C'est abouti il y a quelqu'un
derrière tout ça, même si à
l'écoute du disque, on ne sait rigoureusement
pas qui, et tant mieux.
A part ça, je remercie INK.,
groupe belge, d'avoir déposé leur disque
Ever Now dans ma boite aux lettres. De la bonne vieille
New Wave, la chanteuse se fait appeler Drita Kotaji,
et j'aime bien sa voix un rien sévère
; dans le Nord en France et en Belgique, les groupes
New Wave ont souvent quelque chose d'attachant, de plus
"authentique" qu'ailleurs ; la brique rouge
peut être. J'aime tous les New Wave de toute façon,
leur obstination, ils ne racolent pas, c'est mon passéisme
à moi, qui en vaut d'autres (peut être
que les gens de Ink vont me détester en lisant
ça, ils auront tort).
 Galerie Valéry Lorenzo
Pas lu beaucoup ces temps-ci, mais reçu
la collection complète des petits fascicules
d'art des Editions de l'œil, en échange
d'un texte écrit pour un de leur petits livres
consacré à un travail de Valéry
Lorenzo, photographe, sur le thème de la crise
d'adolescence, beau travail. Valéry a fait partie
de Lucie Vacarme, combo noisy pop des primes heures
de Lithium et , pour la petite histoire, c'est l'auteur
de la pochette de La Fossette. Ces petit bouquins, consacrés
chaque fois à un artiste d'ici et d'ailleurs,
toutes disciplines confondues, avec chaque fois un court
texte en rapport, sont superbement réalisés,
les travaux photographiques, régulièrement
superbes, la maquette idem, bref pour 5,50€ l'unité,
du nanan.
Peut être pas de distribution optimale, mais un
site pour en savoir plus
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Du coq à l'âne, je me suis rendu à
ma manif anti-guerre, et comme dit Lipietz, deux manifs
consécutives derrière Chirac, ça
fait mal au bide (qu'est-ce qu'on disait déjà
entre les deux tours ? "Faisons savoir à
Jacques Chirac que ce vote barrage n'est en rien un
chèque en blanc", ah oui ...) et puis,
pitié, les slogans "rigolos", les
amalgames douteux... Ne pourrait-on pas imaginer des
manifs New Wave, voire gothiques où les gens
défileraient en silence ? ou alors tant qu'à
meugler des slogans, autan meugler les bons, du type
"Sadam démission". Enfin malgré
tout, ça mettait un peu de baume au cœur
la foule, même si toujours trop sentimentale
pour freiner des gens qui ne le sont vraisemblablement
pas du tout.
Ces bonne paroles font -elles une conclusion correcte
? on va faire comme si hein.
Bonne giboulées
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