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Quelqu'un à dit " Rock
critique frustré " ? Pas tort. Cela étant,
c'est tellement au compte gouttes que ça s'écoule,
ces disques là, que si ça peut aider,
un par ci, un par là… Parce que, hein,
soyons un peu misérabilistes, c'est pas Byzance,
l'indie world, de nos jours, moins que jamais et si
peu d'élus… 10 ans ont passé, et
toujours en être là à seriner
son monde avec Smog et Daniel Johnston, hein, vous
vous direz ça, ne mentez pas. Oui, désolé,
mais ils sont toujours bons, et toujours confidentiels,
ceci n'étant pas la conséquence de cela,
même si, on est d'accord, majoritairement, les
gens ont des goûts de merde, ils écoutent
ce qu'ils mangent, ça va de soi, quand on peut
éviter de sentir se creuser l'écart
entre ce qu'on a et ce qu'on aurait pu avoir, ne nous
privons pas, on ne va pas s'emmerder avec de belles
choses.
Non, non, la leçon n'est pas finie même
si, je dois avouer, ce mois-ci, je rame un peu, pas
grand chose à vous donner. Un petit souvenir
récent tiens, peut être, ça mange
pas de pain, c'était les vacances, sur une
petite route d'Irlande, j'avais embarqué quelques
vieilles cassettes rapidos, le premier Tindersticks
(de l'eau a coulé…), un Murat (de l'eau
vous dis-je, un fleuve en crue ; il est bon de savoir
qu'il me conchie, il m'épate et m'amuse toujours)
et un best of de Leonard
Cohen; et là , la lumière, dans
les impressionnantes vallées jadis vantées
par Sardou, j'ai entendu " Suzanne ", comme
il y a quelques années, j'avais entendu "
Amsterdam ", entendu pour dire reconnu, comme
lorsque l'amour déboule et se porte sous vos
yeux ébahis sur une vieille connaissance. L'évidence
aussi a ses absences, ça peut durer…
Après coup, c'est vrai que ça écrase
pas mal de choses, malheur aux disques qui passent
juste après, les plus méritants font
bien ce qu'ils peuvent, l'impression persiste un moment
qu'on a entendu de la musique auparavant, quand le
reste n'est que mikado, assemblage de notes, sur des
objets reproduits mécaniquement industriellement.
Il y en a si peu de la musique, dans le monde de la
musique pop. Moi qui vous parle, et puisque j'ai une
réputation de modestie à entretenir,
je n'ai pas l'impression d'en avoir fait tant que
ça jusqu'à présent dans quelques
chansons, oui, çà et là, j'ai
la prétention de penser que ça y ressemble,
que j'en ai fait des fois, c'est déjà
ça, tout le monde ne peut pas en dire autant,
mais pour X " morceaux efficaces " comme
on dit toujours, combien de musique, comme quelque
chose qui serait là depuis toujours, qu'on
puisse isoler du contexte dans lequel ça a
été fait et presque de la personne de
la personne qui l'a fait, quelque chose qui promet
sans rimer l'enfance, l'establissement ?
Pas bézef, pas bézef. Pas que pouic,
mais pas bézef.
 Galerie Petit Vampire
Le mois dernier, je me suis avancé, j'allais
vous parler de bandes dessinées. Mais ça
n'est pas simple. Majoritairement, la BD, je pense,
vous vous en contrecarrez, et si non, je vais vous
causer de choses que vous connaissez. Un peu comme
si concernant la musique et apparenté(s),
je vous disais " j'ai découvert une
chanteuse formidable, PJ Harvey ". Remarque,
pas de mal, je viens de faire le coup avec Leonard.
Donc remballons les scrupules et faisons le prof
(ah j'adore ça, finalement, dire que j'ai
tout fait pour y échapper, c'est encore mieux
avec les têtes blondes pas en face de soi)
à destination de ceux que ça intéresse
mollement, ceux qui mâchonnent nonchalamment
le chouine en matant par la fenêtre la petite
pépé ou le beau gars qui passe dans
la cours, après s'être pris un averto
chez le sous-dirlo. Donc, les enfants, commençons
simple avec un des principaux représentants
de la génération Association (l'Association
est une maison d'éditions fondée il
y a 12 ans et qui a sévèrement dépoussiérée
la BD mondiale, avec en son sein pas mal d'auteurs
majeurs de la BD autobiographique, type Marjane
Satrapi), le très prolifique Joann
Sfar, un génie, qui vient, entre 43 autres
sorties simultanées, de publier chez Delcourt
jeunesse le cinquième album " Petit
Vampire " intitulé et là, vos
yeux vont quitter la fenêtre, " Petit
vampire et la soupe de caca ". L'argument :
dans la maison des morts où le petit Michel
se rend toutes les nuits en pyjama orange pour retrouver
et jouer avec son copain Petit Vampire, le monstre
Marguerite, scatophage, a préparé
son plat favori, la soupe de caca. Comme il pète
un peu trop fort, il réveille les morts du
cimetière qui viennent réclamer à
corps et à cris qu'on leur offre le thé.
Qui dit mieux ?
A voir : l'excellent site
décalé de Jade
comix
Une courte anlyse de "Petit vampire va à
l'école" sur Des
Bulles Bizarres
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