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Arman Méliès : la tête et les jambes


Quelle était la démarche pour ce disque par rapport aux précédents ?
Sachant très vite où je voulais aller, j’ai fait des maquettes beaucoup plus élaborées qu’à l’habitude, en me penchant notamment sur le côté rythmique des compositions, ce que je ne faisais normalement qu’à la fin du processus d’écriture. J’ai aussi énormément arrangé les chansons en amont, avec notamment une grande place accordée aux claviers et aux guitares électriques, et en délaissant temporairement la guitare acoustique, qui était autrefois omniprésente. Logiquement, au moment de rentrer en studio (à Bruxelles), Antoine Gaillet (le réalisateur de l’album) et moi savions précisément ce que nous voulions faire et les directions à prendre pour arriver à nos fins. Une fois n’est pas coutume, ce fut presque un jeu d’enfant d’enregistrer l’album.

Arman Méliès On a le sentiment que le disque est plus ouvert, cela répondait-il à un souhait d’élargir ton public, ou était-ce plus une évolution personnelle, évoluer vers des textes et des musiques plus abordables ?
Loin de moi l’idée de racoler. D’ailleurs, à ce jour, je crois que mon statut n’a pas beaucoup évolué vis à vis du grand public… Toujours est il que j’ai effectivement l’impression d’avoir fait un album plus accessible. C’est notoire en ce qui concerne les textes. Ces deux dernières années, j’ai vécu énormément de choses sur le plan personnel comme sur le plan « professionnel », et ces nombreux bouleversements ont logiquement modifiés ma façon d’écrire. J’avais besoin de partager certaines choses, sans doute, d’avancer un peu à découvert… Cela peut paraître généreux, mais avec le recul, je crois que c’était avant tout égoïste. J’avais besoin d’évacuer certaines choses.

Le but était-il aussi de présenter des chansons à présenter sur scène en groupe, avec une formation plus guitare basse batterie ? Ou tu adapteras les titres pour des versions solo ?
Effectivement, dans la logique de la composition et de l’enregistrement de l’album, il me semblait évident que sur scène, ces titres devaient êtres joués en groupe, pour restituer l’énergie qu’ils dégagent. C’est pour moi une nouveauté à laquelle je prends grand plaisir, mais je n’abandonne pas les concerts solo. J’en donnerai quelques-uns à l’automne, en essayant des relectures inédites qui conjugueraient improvisation et énergie. C’est encore un peu flou, mais j’y travaille.

L’ossature rythmique sur le disque structure beaucoup de morceaux, d’où vient ce choix, d’une rencontre avec un musicien – par rapport à une influence musicale ? on peut penser à Blonde Redhead sur certains titres ?
Blonde Redhead, c’est une influence évidente, je ne vais pas dire le contraire. Simone Pace est un de mes batteurs préférés, et je me suis donc inspiré en partie de son jeu pour l’album. Mais avant toute chose, j’avais en tête des rythmiques très syncopées, à la fois presque dansantes et robotiques. Quelque chose d’assez puissant, d’assez direct, mais qui soit en même temps relativement complexe. La tête et les jambes, encore une fois… J’ai donc composé la plupart des rythmiques sur une boîte à rythme assez sommaire, pour les faire rejouer ensuite par un batteur, Loïc Maurin, en l’occurrence, avec qui je travaillais déjà sur les albums précédents. Je trouve le résultat assez probant.

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