David Euverte - Comment Certains Vivent
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David Euverte
 Alors que la tournée 2013 est terminée, David Euverte demeure le "dinosaure des musiciens" de Dominique A. Aux claviers depuis la tournée de Tout sera comme avant, il a accompagné Dominique A sur scène durant 9 ans. En signant les arrangements des vents pour l'album Vers les lueurs, son travail d'écriture est désormais reconnu. Il avoue d'ailleurs avoir été dans un tunnel depuis que Dominique A lui a confié ce travail. Nous aurions pu parler des heures avec David, qui derrière une apparence discrète n'est pas avare d'anecdotes, ou autres détours.



CCV : David, quel est ton parcours dans la musique ?

David Euverte : On avait un piano chez nous, mes parents étaient des musiciens amateurs, mon grand-père jouait de l’orgue de son côté, donc je baignais dans une ambiance de musique, plutôt classique. A 4 ou 5 ans, je me suis dit que je voulais devenir musicien, pour moi c’était une évidence. Au début mes parents n’ont pas voulu me mettre au conservatoire de peur que j’en sois dégoûté. J’y suis allé quand même mais tardivement, à 9 ans. Après ce fut assez empirique, puisque j’ai arrêté puis repris et ré-arrêté à nouveau pour finir par faire un CAP Rock’n’Roll à l’"Ubu" (club rock rennais mythique). A l'UBU je travaillais alors comme assistant au studio. ç’est là que j’ y ai rencontré Dominique Brusson  (qui faisait quand à lui le son de la salle de l'Ubu.) Dominique Brusson réalisait parallèlement  le disque d'un groupe rennais (Olympia) et cherchait un pianiste pour la session ; je me suis retrouvé à jouer du piano sur ce disque !

CCV : Donc tu rencontres Dominique Brusson, cela te rapproche du coup de Dominique A ! A quand date votre rencontre ?

Depuis l’album de la Mémoire Neuve, c’était un artiste que je suivais. J’aimais beaucoup ce qu’il faisait, sans être non plus un fan. Concernant notre rencontre, c’est Dominique Brusson qui m’appelle en 2004 en me disant « écoute, je crois que Dominique A cherche un pianiste, j’ai pensé à toi, je ne t’ai pas oublié, j’aimerais te le présenter ». Puis on s’est retrouvé à la Fnac de Nantes où il faisait un show case. J’étais là, avec ma petite sacoche en cuir Super U (que j’ai toujours d’ailleurs), très appliqué, j’écoutais le concert, prenais des notes… Dans la foulée, il m’a proposé  une collaboration scénique à trois (avec Olivier Mellano) pour la présentation de "Tout sera comme avant" festival des Tombées de la Nuit (10 et 11 juillet 2004 - voir détails ici) où Dominique A jouait d’abord tout seul lors des deux premiers concerts, puis en trio. Tout cela deux soirs de suite je crois.

CCV : Sur Vers les lueurs, c’est toi qui fait les arrangements des vents. Cet album a reçu un beau retour critique et public. Qu’est-ce qui te fait le plus plaisir dans cette aventure ?

Si on parle de la résultante, c’est-à-dire du succès de l’album, je crois que c’est l’ouverture au grand public qui me fait le plus plaisir. Je suis le dinosaure des musiciens, je suis là depuis 9 ans, et depuis le départ j’ai eu de l’admiration pour Dominique A. Mais autour de moi, les gens ne connaissaient pas  forcement bien l'univers de Dom A, j’entendais souvent « ah oui Auguri, j’aime bien telle ou telle chanson »,"je connais le 22 Bar" etc…. mais je trouvais qu’il y avait  souvent une méconnaissance de son univers. Bon après pour moi, le disque d’or, ça ne représente pas grand chose, c’est comptable, juste pour dire que l’on a vendu « tant ». Par contre pour Dominique, je crois que c’est important, car c’est une reconnaissance dans le temps, et vers une ouverture plus large, tout en restant le même. Ce projet avec les vents, c’est une longue histoire pour moi: le bouton « ON », c’est mars 2011 ; c’était un jour où l’on s’est vu à la terrasse d’un café à Nantes où il m’a proposé ce travail sur les vents. Et à partir de ce moment là ça ne s’est pas arrêté jusqu’au 15 août 2012, date du dernier concert avec les vents à la Route du Rock.
Pour l'écriture des vents, Dominique A m’a fait confiance. Comme d’autres artistes le font souvent, il aurait pu prendre un arrangeur plus connu, qui aurait de nombreuses références en France. Lui non.
il a dit « je m’entends bien avec David, j’ai bien aimé les deux-trois arrangements des vents qu’il m’a fait écouté sur divers projets » et c'est parti…!
Et ça te touche et ça te motive dix fois plus encore !

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CCV : Les critiques ont plutôt toujours bien accueilli les sorties de Dominique A, mais est-ce que toi à l’écoute des premières bandes qu’il a pu te faire écouter, tu as senti à un moment que le succès public pouvait décoller ?

Non pas du tout. Les maquettes de l’Horizon étaient bien plus fournies par exemple. Là c’était juste guitare / voix, donc non pas vraiment. Je ne suis pas une maison de disque, je n’anticipe rien. Je me suis surtout concentré (pour une fois !) sur ce qui était dit dans les textes, pour essayer de coller au mieux avec, en me les appropriant. D’ailleurs petite anecdote, dès le départ, je croyais que le Convoi était une métaphore sur la mort. Et l’autre jour dans le Tour Bus j'interpelle Vince « eh t’as oublié ton bouquin" …  le Convoi, de Akira Yushimura. Et c’est là que j’ai compris d’où venait ce titre de chanson. Du coup ça m’a un peu chamboulé, parce que je m’étais fait ma petite histoire avec mon truc sur la mort, et ben non pas du tout car le livre parle apparemment d'autre chose. Bon, je ne l’ai pas encore lu d’ailleurs...

CCV : La tournée sans les vents s’est orientée beaucoup plus rock. Cela doit s’expliquer forcément par le choix des musiciens et des instruments. Comment s’est fait ce glissement ?

C’est avant tout le choix de Dominique A. Sébastien Buffet (batteur) et Thomas Poli (guitare et Moog) ont une culture bien rock. Jeff a pas mal touché au jazz. Moi je ne suis pas rock, j’aime ça, mais je ne suis pas trop comme les copains à acheter les dernières nouveautés, les Inrocks et compagnie. Les nouveautés m’intéressent mais l’album Vers les lueurs m’aura permis, via un travail d’introspection, de savoir ce qui réellement me motive dans la musique : et c’est l’écriture (pour instruments classiques) de la musique qui en ressort.

CCV : T’as fait un bilan de compétence en somme ?

Exactement, et ça m’a mit un gros coup de pied dans les fesses. Et une bonne paire de claques aussi. En France pour raccrocher les wagons, ce n’est pas facile : je ne suis pas dans le professorat, je n’ai pas les diplômes qu’il faut, je manque de technique… J’ai un gros complexe par rapport à ça, par rapport à d’autres gens. J’aimerais bien faire plus souvent de la musique de films, malgré les contraintes que cela impose.

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CCV : Malgré tout tu as amené Dominique A sur des arrangements auxquels il ne s’attendait pas.

Oui plusieurs fois. Par exemple sur le petit pont baroque dans Rendez-nous la lumière qui a fait rire tout le monde lorsque je l’ai présenté la première fois. Parallèlement à Vers les lueurs, je m’étais réinscrit au conservatoire de Nantes pour pouvoir faire de l’écriture papier, et non pas faire la musique sur un ordinateur, mais m’astreindre à un travail d’oreille interne. Au départ c’est plutôt un exercice choral. Je me suis amusé à faire un "choral de Bach" à quatre voix;un exercice des plus basiques (en fait ce sont des maths). Dans la foulée je le joue au piano, et je trouve ça cool, et j’intègre au morceau Rendez-nous la lumière et je le présente à Dominique A juste comme ça, pour déconner, et il dit « ah ouais ça j’aime bien ». Ah ben mince. Le cas s’est présenté plusieurs fois. Une fois encore je pensais avoir fait un truc trop barré, et il m’encourage à aller plus loin. Travailler avec Dominique A, c’est vraiment très simple. Neuf fois sur dix son avis est le bon,et il revient rarement en arrière.

CCV : Sur scène il y a devant toi deux guitaristes qui bougent pas mal (Thomas et Dominique), et encore plus près il y a Jeff qui fait carrément corps avec son instrument. Toi, tu es un peu à l’arrière, tu es loin d’être le plus exubérant derrière ton clavier dans cette formation rock. N’a-t-il pas un peu de frustration de ce côté-là ?

Oh non pas du tout. Là pour moi c’est une tournée de feignant! J’avais juste tout plein de sons de piano. Je suis arrivé pour les répétitions début septembre après mon mariage avec juste ces quelques sons dans les  bagages, et avec un nouveau clavier que je ne connaissais pas. J’étais dans une période où j’écoutais beaucoup de musique classique du fait du quintet à vents et je n’ai pas embarqué de multitudes de sons. Et comme Dominique A possède le talent de savoir faire avec ce qu’il a sous la main… Il me fait confiance, donc je lui fais confiance, et je me fais confiance aussi du coup !

CCV : C’est la fin de la tournée. Concrètement ça veut dire quoi pour toi ?

Il va falloir rebondir sur autre chose. Il ne faut surtout pas être nostalgique. Pour moi je n’ai pas senti cette césure qu’ont pu ressentir les autres entre les deux tournées. Depuis mars 2011, j’ai cette idée d’être dans un tuyau, traversé par un mariage, un ciné concert en solo, une musique de film auquel j’ai participé, mais j’étais vraiment dans un tuyau de bout en bout... Et je sais qu’après Marrakech, voilà il va y avoir un vide. Ça fait toujours un peu peur, à partir du moment où tu sors d’un truc intense, créatif. Alors oui j’ai un projet pour la rentrée qui normalement devrait se faire. Après si l’on peut tirer un bilan, dans le fond je me vois bien persévérer dans l'étude et l'Ecriture de la musique Classique. J’ai bien essayé avec le conservatoire de Nantes, mais c’est très dur de concilier avec une vie professionnelle dissolue et instable. La tournée et être assidu au cours ce n’est pas possible. Donc dans la forme, c’est encore assez flou. A côté, j’ai un projet de vivre dans ma future maison dans les prochains mois. Ce n’est pas musical mais c’est une histoire qui est assez liée aux dernières années, là aussi. Et forcément ça me tient à cœur.

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CCV : Terminons par ton surnom « Scouman », il vient d’où ?

Ça date de notre première rencontre avec Dominique A. Olivier Mellano était donc là aussi. Et puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour là, mais j’ai à peu près raconté bout à bout toutes les malchances que j’ai pu avoir depuis que je suis né. Et Mellano, tombant ce jour là de son vélo, invente « Scouman » en disant « c’est la faute de Scouman, l’homme qui a la scoumoune !». C’est parti de là, et ça ne s’est jamais arrêté. C’est stupide, mais c’est resté.


Propos recueillis le 1er juin 2013 à Fouesnant (29)


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