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Interview Gekko

Yvan : Sur la façon d'enregistrer la voix et la production de la voix, c'est particulier pour cet album, par rapport à ce que tu as fait avant ...

Arnaud Devos : Ca c'est off ...

Dominique A : Je ne me rends pas bien compte.

Yvan : Sur certains titres, pas sur tous, on a l'impression qu'elle est plus claire, plus en avant.

Dominique A : Je ne sais pas, hormis le côté technique de la chose, sur laquelle je pourrais pas te dire grand chose, c'est sur la méthode que en fait c'est un peu différent. En fait on a fait beaucoup de voix, sans casque donc peu être que ça fait un truc diffèrent.

Jean Lamoote : Peut être que c'est plus naturel, le fait que Dominique ... enfin contrôle une dynamique naturelle et non pas un son amplifié par un casque, avec des reverbes qui vont peut être le pousser soit à accentuer différemment soit des syllabes ou des fins de phrases ou des attaques.

Dominique A : Des intentions, oui, donc ça change peut être les choses.

Jean Lamoote : Là on ajustait les baffles ou niveau sonore le moins fort possible en fait pour qu'il y ait le moins de reprise possible techniquement, et à partir de là je pense que Dominique c'est comme si tu chantais pas fort devant ton poste de radio à un moment donné tu crées toi même ta balance et tu arrives dans un truc plus naturel que quand tu es très fort.

Dominique A : Les voix c'est très dur pour moi, sur un disque je les entends bien après les avoir faites ... c'est dans 6 mois que je vais avoir un jugement sur les voix, et donc je peux pas attendre de savoir ce que j'en pense pour le sortir mais souvent avec les voix je suis vachement surpris en ré-écoutant bien après- enfin quelques mois- je me dis "oh putain c'est étrange" ou "c'est vachement bien" là je peux pas te dire je ne suis pas du tout objectif sur ça.

Jean Lamoote : En tout cas il y avait une vraie différence quand on les faisait au casque et quand on les faisait comme ça.

Dominique A : Au casque c'était bizarre elles étaient beaucoup plus retenues encore, il y a quelques chansons qui ont été faites au casque qui étaient bien d'ailleurs.

Jean Lamoote : "Bowling" par exemple.

Dominique A : "Bowling", "La retraite", "Elle parle à des gens".

Jean Lamoote : La majorité ça a été fait comme ça, sans casque.

Yvan : Vous avez d'abord enregistré la partie instrumentale et ensuite les voix?

Jean Lamoote : On a d'abord enregistré les voix ensuite la partie instrumentale sur les voix puis refait les voix.

Yvan : Il y a des prises de voix qui ont été gardées ?

Dominique A : La toute première "Le départ des ombres", c'est la démo en fait.

Jean Lamoote : C'est la première fois que Dominique la chantait en studio.

Dominique A : Oui, je l'avais répétée 2 jours chez moi juste avant.

Jean Lamoote : Une chanson toute fraîche.

Dominique A : Je la soumettais à Arnaud et Jean-Louis et je me disais tiens la chanson est pas mal, je voudrais savoir se qu'ils en pensent.

Arnaud Devos : Ca a été vite fait.

Dominique A : On avait écouté pas mal de trucs, moi je devais me barrer comme d'habitude et à 5 heures moins dix, je devais me barrer à 5 heures et "au fait la chanson, ah oui oui, merde la chanson, bon bah enregistrons la, comme ça ..."

Arnaud Devos : ... on l'aura dans un coin.

Yvan : Celle ci s'est faite rapidement, Il y a d'autres chansons qui ont été difficiles à enregistrer ?

Arnaud Devos : Le sentiment général, ça c'est passé dans le bonheur.

Dominique A : A part "Les éoliennes", mais même ...

Arnaud Devos : Oui, ce que je veux dire c'est que on a eu un doute dessus mais c'était sur la forme.

Jean-Louis Solans : Trop rock trop banal.

Dominique A : J'étais pas à l'aise dessus, la version démo était pas mal, elle avait un côté garage vraiment marrant et puis au fur et à mesure ça s'est perdu parce que l'on est rentré dans un truc de rythmique plus carré plus conventionnel et je voyais se ramener la pâture pour maison de disque genre "ah ouais ça c'est un single" que tu assumes pas mais que tu vas devoir défendre parce que c'est le machin le plus évident et tout ça fait que de moi même j'ai eu un mouvement de recul et du coup ça devait être la dernière séance si je puis dire et on a tenté une version complètement différente et c'est la version qui est sur le disque.

Jean-Louis Solans : Et ça n'a pas été du tout douloureux on avait mûri que ça n'allait pas.

Dominique A : Après ça a été un bonheur à faire.

Yvan : GEKKO c'est trois personnes plus l'avis de Dominique, il n'y a pas eu des cas ou quelqu'un disait moi j'ai raison ...

Arnaud Devos : Quand il y a des avis différents on est à l'écoute si la personne à raison ça fait l'unanimité.

Dominique A : En plus, là il y avait Simon et Martin donc ça fait plus collectif de cinq + un, et là les dissensions il n'y en a pas parce que tout le monde s'aperçoit de ce qui marche ou pas, éventuellement il y a quelqu'un qui a une idée sur ça ou ça mais sur la globalité du morceau, en général, si tout le monde est embarqué y a pas de doute.

Arnaud Devos : Et puis c'est vrai qu'il y a eu une belle rencontre depuis pas mal de temps avec Martin et Simon qui fait que sans parler d'osmose et prendre des grand mots, nous on apprécie énormément de travailler avec eux et sans se vanter c'est extrêmement réciproque, c'est une chose qui va perdurer et que l'on va développer, on s'entend très bien tous les cinq et ça se passe très bien.

Yvan : Le dernier couché à été retiré de l'album.

Dominique A : Il est venu trop tard (rires).

Yvan : C'est pas parce que justement il y avait quelque chose d'insatisfaisant pour toi pour que tu n'ais plus envie de mettre ce morceau là ?

Dominique A : Bah en fait je sentais personne de vraiment inspiré sur la version, moi le premier, ce morceau là on l'a fait à la fin, c'est moi qui ai un peu poussé pour le faire par rapport au bouquin où quelqu'un avait écrit, moi je me suis usé sur ce morceau, c'est le genre de truc qu'il faut pas traîner trop longtemps, et là c'est vrai que pour l'avoir joué mille fois en concert ... et puis on avait déjà beaucoup beaucoup de morceaux et il est arrivé un peu trop tard, on n'avait plus trop de jus dessus donc on a fait un truc ... que j'aime bien finalement mais c'est vrai que pour moi c'est peut être pas assez abouti pour mettre sur l'album dans la mesure où les chansons sont très abouties, ça dénotait et quinze chansons c'est déjà pas mal ...

Jean-Louis Solans : Seize c'est trop (rires).

Arnaud Devos : Et on a failli en enlever une.

Dominique A : Et on a bien fait de pas l'enlever parce que moi j'en entends vachement parler, je te jure c'est incroyable, c'est l'une de celle dont j'entends le plus parler.

Arnaud Devos : C'est frappant aussi faut dire.

Dominique A : C'est le fils d'un enfant, on a faillit la retirer et puis en fait un jour on l'a ré-écouté et on s'est dit "oh bah non ..."

Yvan : Qui est très différente aussi de celle que l'on avait connu en concert.

Dominique A : Oui, ça c'était très parlé et c'était pas les même accords.

Yvan : Justement sur le travail à partir des démos ...

Dominique A : Elle était chantée, parce que les accords ne sont pas les même, en fait c'était en cours de route c'est un morceau qui aurait été sacrifié si à la base je ne l'avais pas retravaillé sur la structure, C'est le genre de truc si tu la joue trop en concert au bout d'un moment je me désolidarise j'ai plus envie de l'enregistrer au lieu de justement lui donner encore plus de corps. Le fait de la travailler en concert, j'ai l'impression d'avoir déjà fait et là j'ai plus de fraîcheur.

Yvan : Sur les vingt minutes à la fin de l'album ?

Dominique A : Ca c'est de l'anti copy-control.

Yvan : C'est quelque chose que vous avez travaillé de manière particulière ou bien c'était fait rapidement ?

Dominique A : C'est Jean qui a fait ça en deux nuits je crois.

Arnaud Devos : Oui, c'est ça on a mis des éléments petit à petit il fallait tenir vingt minutes, c'était un peu un challenge.

Jean-Louis Solans : Il n'y avait pas de volonté de se lancer dans un morceau de vingt minutes super orchestré.

Dominique A : C'est simplement éviter le copy-control, et pour moi l'album, il s'arrête à 58,30 on va dire, et pour les gens qui veulent écouter c'est pas désagréable mais si tu veux ça n'aurait pas été si il n'y avait pas eu cette histoire de copy control, c'est dingue d'en arriver là mais c'est une satisfaction aujourd'hui d'avoir le disque et de se dire "ah y a pas de copy control" parce que chez EMI maintenant si tu remplis pas ton disque tu as le copy control, d'office, t'a rien demandé mais tu l'as. C'est vrai que quand tu le reçois je me suis dis ça "ah pas de copy control" parce que la tu fous un truc de 20 minutes et puis tu te retrouve avec le control.

Arnaud Devos : Dur..

Dominique A : Oui mais je me demandais, dans quelle mesure ...

Jean-Louis Solans : Ca a marché.

Double actualité en 2018 pour Dominique A avec la sortie le 9 mars de Toute Latitude (enregistré en groupe), suivi… https://t.co/yDLXhmjieX
RT @sochaux_lapin: Billets déjà pris pour 2018 : A pour Dominique A, B pour @bellesglasgow et @phoebe_bridgers 😀 https://t.co/UdScfgKvaU
RT @BELMONTBOOKINGS: On April 15th @MrAdrianCrowley is opening a special sold out show of Dominique A. @CCertainsVivent at magnifique Cité…
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