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La Boîte à Ooti

 

Dominique A avait déjà collaboré avec des groupes un peu méconnus et pour la Boîte à Ooti, il participe sur deux chansons. Comment s’est déroulé le rapprochement entre vous ? La Bretagne n’y est pas pour rien, non ?
Fin 2009, j’ai été contacté par des programmateurs de Brest (Astropolis) pour faire sa première partie de sa précédente tournée. J’ai dit oui tout de suite sans réfléchir, et puis ensuite je me suis dit que j’aurais du réfléchir un peu. On a donc fait sa première partie en trio anglophone avec Ootiskulf. Ça s’est très bien déroulé. C’est donc à cette occasion que j’ai pu rencontrer Dominique, même si je n’ai pas trop pu discuter avec lui ce soir là. J’avais finalement plus causer avec Dominique Brusson, et lui avait passer quelques disques et lui suggérant de les écouter s’ils en avaient le temps.  J’ai découvert Dominique A sur scène ce soir là. Je ne connaissais que très peu son répertoire, et j’ai vraiment pris une énorme claque avec sa présence scénique, sa générosité, son énergie. Et c’est vrai que la semaine suivante, je me suis permis de lui envoyer un petit mail, on a discuté un peu. Et puis un jour j’ai découvert qu’il avait mentionné notre nom dans un de ces carnets de route sur Comment Certains Vivent. On travaillait sur le projet de la Boîte à Ooti à l’époque et on lui a proposé naturellement de devenir le parrain de ce projet là, ou de faire un titre avec nous. Et donc il a dit oui, mais au lieu de dire oui pour un titre, il a dit oui à deux titres Le chevalier noir et le Pêcheur et son ombre. Là, on était bien content.

Vous avez un point commun, c’est Gilles Martin qui a travaillé avec lui pour l’album de la Mémoire Neuve, et qui est présent sur la Boîte à Ooti.
Dominique A nous avait demandé de lui faire une sélection de morceaux sur lesquels on le voyait bien intervenir, et on lui a fait trois propositions en lui indiquant de faire comme il le sentait. Il nous a renvoyé énormément de matière en nous disant « vous en faites ce que vous voulez ». C’était une totale confiance de sa part. On aurait très bien pu triturer les pistes comme on voulait, mais c’était tellement riche. Tout n’a d’ailleurs pas été utilisé. Le label nous a rapproché de Gilles Martin pensant qu’il pouvait magnifier toutes les pistes engranger depuis un an, et c’est vraiment ce qu’il s’est passé, il a travaillé comme un orfèvre sur les morceaux que l’on avait déjà. Dominique nous avait dit qu’il allait en faire quelque chose de très très bien, mais c’est vrai que cela dépassait toutes nos espérances.

Tu as l’occasion d’écouter son dernier album « Vers les lueurs » ?
Oui tout à fait, et j’ai même eu la chance de le voir à Fouesnant fin janvier, pour les deux premiers soirs de sa tournée et c’était vraiment formidable. J’ai découvert par la suite un peu plus son répertoire, où il y a bien sûr des morceaux superbes mais je prends énormément de plaisir à découvrir ce qu’il fait actuellement. Je suis encore novice par rapport à certains fans qui connaissent tout de lui mais j’ai l’impression qu’il s’épanouit complètement sur scène avec cet album. Son album est bien nommé, c’est de plus en plus lumineux. Je peux comprendre que cela ne plaise pas aux fans de la première heure, mais y’a des morceaux qui sont basés pour être des petites pépites radiophoniques et y’a des morceaux qui peuvent plus correspondre aux vieux fans, le sentiment d’un équilibre assez parfait.

Vous devez faire quelques dates cet été. Comment abordez-vous la scène ?
On est dans la formule trio, Arnaud, Thomas et moi. L’idée est de retranscrire l’album, mais en étant dans un esprit un peu plus rock, puisque l’exercice est vraiment différent et même si essaie de faire ressortir un maximum d’arrangements sur scène. Par contre on essaie de travailler tout l’aspect visuel, puisqu’on sentait une certaine attente à ce niveau par rapport aux premières dates que l’on a fait.

Chansons tombees de la luneUn petit mot pour les Chansons tombées de la lune dans lequel tu es impliquée ?
C’est un projet d’Arnaud Le Gouëfflec qui est auteur, de John Trap pour la musique, Chapi Chapo, spécialiste de toy music et Laurent Richard qui est illustrateur en direct. Le principe est de jouer et de créer de la musique et d’illustrer en direct cette musique sur écran géant. Personnellement j’ai fait une voix pour un titre qui s’appelle La Fille Qui Court. Ce sont surtout des spectacles pour les scolaires, et un livre-disque est sorti cette année.

Le premier titre de l’album fait référence à une boite que l’on ouvre. Comment la Boîte à Ooti envisage l’avenir ?
Actuellement on travaille sur un second album. On a déjà trois morceaux, et ça sent plutôt bien. Ça évolue. On est toujours sur la même formule, la même façon de travailler, on s’envoie des idées, on travaille dessus, on enrichit. Je pense que ça s’inscrit plutôt dans la durée. Arnaud de son côté a travaillé sur une BD sur Dominique A qui sortira chez Glénat en janvier 2013.

L'album de la Boîte à Ooti est disponible chez YY label.
Propos recueillis fin avril 2012

Rendez-vous le 24 mars à @lasirene17 de La Rochelle pour le coup d’envoi de la tournée de Dominique A. Plus de 20 d… https://t.co/ZKEvqA6GoM
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Dominique A en tournée ce printemps, dans la foulée de la sortie de l’album « Toute Latitude ». #joiehttps://t.co/ImQuyPTfpN
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Double actualité en 2018 pour Dominique A avec la sortie le 9 mars de Toute Latitude (enregistré en groupe), suivi… https://t.co/yDLXhmjieX
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