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Comme tout le monde et comme le SYG m’y a convié,
sacrifions à la remise de médailles en chocolat,
avec les chevaux dans le désordre ; en passant, on
a la fâcheuse impression que pour une bonne partie
de la presse, il n’y a guère que ça
qui compte dans l’année, que ça en constitue
l’unique point d’orgue. Alors après ça
qu’on ne vienne pas pousser des cris d’orfraie
devant les victoires de la Musique qui fonctionnent sur
le même principe : la remise de médaille en
chocolat, à une période, février, il
est vrai, où ce n'est plus le temps (du chocolat).
Bon, ce soupçon de mauvaise conscience écartée,
cette année j’ai adoré écouter
:
Laura Veirs ; parce que c’est
un beau fleuve intranquille d’une beauté
paisible et sèche, que sa petite voix autoritaire
et têtue, sans l’ombre d’un
vibrato (si le vibrato exprime un doute alors
pas l’ombre d’un doute ici), fait
des merveilles sur des mélodies aussi à
fleur de peau que celle de Rapture, que ce folk
là n’en appelle jamais au bon vieux
temps, et parce qu’ " up in the air,
up there, up there " ça m’envoie
aussi sec " up in the air ".
Mon chouchou s’il en faut un (personne ne
te l’a demandé).
Daniel Darc : Crève
Cœur, parce que la messe y est dite, et que
c’est un grand disque d’interprète
où tout sonne infiniment juste.
Pierre Bondu : Quelqu’un
Quelque Part, parce que là aussi, c’est
juste, et qu’on y touche du doigt le bonhomme
sans chantage à l’impudeur. Et parce
que La Vie Qu’on Avait sur scène,
ça sonne émo-core et que bizarrement,
ça lui va bien.
Devendra Banhart : Rejoicing
in the Hands, bien sûr c’est d’une
telle évidence, comme quand Will Oldham
ou Chan Marshall ont débarqué, il
n’y avait pas à tortiller, c’était
LA. Et dieu sait qu’il y en a beaucoup qui
sont LA.
The Blue Nile
: High, parce que j’ai toujours un faible
pour Cock Robin.
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