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Parmi ceux que je n’aurais pas regretté
d’avoir téléchargé : «
Les nuits » des Nits,
très beau, dans cette veine intimiste qui leur
va mieux que leur veine Joe Jacksonnienne ; le Paul
Mc Cartney, si avisé d’avoir enjoint
Nigel à lui botter le cul ; le Strokes,
pour les deux premiers morceaux, superbement chantés
et flinguants, après, on peut dormir (curieux
quand même, en passant, comme ce rock là,
ces poses, ces riffs, des Strokes à Phoenix,
est devenu l’apanage de gosses de rupins); le
Edith
Frost, « It’s a game », pochette
hideuse pour folk de rêve, égale à
elle-même, Edith, rien de neuf, le même
beau timbre de voix attachant, la même clique
de Chicago (Rian Murphy et consorts) collée à
ses basques, toujours chez Drag City, et ce genre d’immobilisme
fait parfois du bien ; Cat
Power, pour une chanson, une, une balade renversante
, « Where is my love », l’album, je
ne sais pas, mais cette chanson là, brrr, c’est
la chair de cocotte assurée; la réédition
à la non demande générale des coldos
français Bonapartes,
dont les deux albums ici compilés, datés
de 1984,85, ravivent le souvenir des premiers Killing
Joke, genre qui bastonne dans la flanger, ça
tient presque du pompage éhonté, mais
ça n’est pas désagréable
; ils ont réédité, dans la même
bande parigot glaçon , Baroque
Bordello, que Lol Tholurst, alors batteur de Cure
période âge d’or, chaperonna et là,
ouille, ça sonne un peu douloureux, quelque chose,
si vous pouvez imaginer ça, comme du pré
Desireless, mais appelez ça de la nostalgie si
vous voulez mais je m’y retrouve, et c’est
injustifiable, j’en ai bien conscience ; le dernier
The
Fall, « Falls head roll », excellent,
bien virulent, avec son ska absurde et son synthé
casimir en ouverture, comme quoi ça conserve
son homme d’être un gros con francophobe
(on lui donne du grain à moudre par chez nous
ces temps ci, cela dit) ; la réédition
des « plus belles chansons » comme on dit
d’Anne
Vanderlove, dont la voix vibrante figure sur «
La mort d’Orion » de Manset, et dont la
petite histoire de la chanson française s’évertue
à ne retenir que sa « Ballade en Novembre
», et c’est un peu injuste, il y en a d’autres,
comme un bel écho de celles de Barbara.
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